1-877-945-4777

Demander à un Expert

Santé mentale

Tous les parents ont des questions et nos experts leur donnent des réponses. Lire sur :

Il ya 5 questions et réponses.


1. Il y a trois ans, nous étions en vacances aux États-Unis et avons été pris dans un orage où il y avait des vents soufflant à plus de 110 km/h. Depuis cette date, notre fils, maintenant âgé de 11 ans, a extrêmement peur du vent. Il a des crises de panique s'il y a du vent. Il craint d'aller dehors et a de la difficulté à dormir, et cela a une incidence sur sa vie sociale étant donné que sa peur l'empêche de sortir de la maison. Il refuse de faire face au problème en l'examinant d'une manière rationnelle. Son père et moi ne savent pas quoi faire ni où aller pour obtenir de l'aide.

Les peurs de la plupart des enfants sont légères et apparaissent et disparaissent à différents âges. Avoir peur signifie craindre que des mauvaises choses peuvent se produire. La peur peut être accompagnée de changements corporels, tels une accélération des rythmes cardiaques et de la respiration, une sudation et des tremblements.

La peur peut prendre de l'ampleur quand elle est récompensée d'une manière accidentelle. Si, par exemple, l'enfant reçoit beaucoup d'attention et de réconfort quand il a peur, il se peut que ses craintes persistent.

Certaines peurs sont apprises par l'expérience. En ce qui concerne votre fils, se trouver dans des conditions venteuses et orageuses il y a trois ans constituait un événement traumatisant. Il n'a pas encore réussi à extérioriser ses sentiments par rapport à cette expérience. C'est pourquoi il manifeste de la peur chaque fois qu'il rencontre des situations similaires (p. ex. des conditions venteuses). Cependant, si un enfant évite de confronter ce dont il a peur, la peur continuera à se manifester. Les parents peuvent souvent aider leurs enfants à faire face à leurs peurs en employant quelques-unes des stratégies suivantes :

  • Discutez avec votre enfant
    Soyez compréhensif et encouragez votre enfant à parler de ses peurs. Restez calme et rassurez votre enfant que vous comprenez bien la situation. Il serait peut-être utile de lui expliquer que tout le monde a peur de temps en temps, même les parents. Parlez-lui des moments où vous vous sentiez anxieux ou aviez vous-même peur. Racontez à votre enfant comment vous avez fait face à vos peurs.
  • Donnez le bon exemple
    En tant que parent, essayez de bien gérer vos propres peurs. Évitez de montrer vos craintes quand vous devez composer avec des situations qui vous rendent inconfortables. Si cela vous est difficile étant donné vos propres anxiétés, envisagez de chercher une aide professionnelle pour vous.
  • Enseignez des stratégies d'adaptation à votre enfant.
    Enseignez à votre fils comment composer avec des situations qui lui font peur. Demandez-lui de choisir la stratégie qui marchera pour lui et pratiquez-la avec lui avant qu'il se retrouve dans le genre de situation qui lui fait peur. Voici quelques suggestions :
    • Respiration : Apprenez-lui à respirer lentement et profondément comme s'il gonflait un ballon dans son ventre.
    • Relaxation : Dites-lui de faire comme s'il était une poupée de chiffon et de se détendre pour que tous ses muscles soient relâchés et détendus.
    • Imagination : Distrayez-le de ses pensées angoissantes en l'encourageant à remémorer un souvenir très agréable ou à penser à une activité excitante qu'il va bientôt faire. Il pourrait même s'imaginer dans un décor paisible où il se sent détendu et heureux.
    • Autopersuasion : Encouragez votre enfant à penser aux choses positives qu'il pourra se dire. Aidez-le à écrire ses propres déclarations à réciter quand il a peur, par exemple, « ce n'est qu'une sauterelle, elle ne peut pas me faire mal. »
  • Encouragez votre enfant à confronter ses peurs graduellement.
    Quand on apprend à faire face à ses craintes, il est important de procéder lentement et en se rapprochant petit à petit de la chose qui fait si peur. Rappelez à votre enfant qu'il faut utiliser des stratégies qui l'aideront à rester calme et à faire face à la situation effrayante. Faites ceci par étapes. Par exemple, demandez à votre enfant de regarder par la fenêtre un jour quand il y a du vent et discutez de la façon dont les feuilles sont emportées par le vent. Ensuite, sortez avec lui dans votre cour un jour où il fait du vent, en lui tenant la main. Laissez-le sentir le vent sur sa figure, dans ses cheveux, etc. Une fois qu'il est à l'aise avec cela, faites en sorte qu'il reste plus longtemps dehors quand il fait du vent (faites par exemple un tour en voiture avec lui) et demandez-lui ce qu'il ressent, etc. Il est important néanmoins d'apprendre à votre enfant que des conditions orageuses peuvent être dangereuses et qu'il faudrait se réfugier quelque part si un jour il se retrouvait au beau milieu d'un orage. Réduisez petit à petit la quantité de soutien que vous lui offrez chaque fois qu'il doit sortir par temps venteux. Le but est qu'il apprend lui-même à faire face à la chose qui lui fait peur.
  • Félicitez votre enfant de confronter ses peurs; de rester calme les jours où il fait du vent.

Bien que ces stratégies soient utiles la plupart du temps, il y a parfois des peurs qui prennent tant d'ampleur qu'elles empêchent des enfants d'accomplir leurs activités quotidiennes et de faire les choses qu'ils aiment faire. Quand la peur devient si forte qu'elle est hors de proportion avec la menace ou le danger réel, et qu'elle empiète sur le fonctionnement quotidien normal, cela s'appelle une phobie et il faut envisager d'avoir recours à un professionnel dans de tels cas. Étant donné que votre fils a cette peur depuis plus de trois ans déjà et qu'elle a une incidence sur son fonctionnement quotidien, il serait peut-être utile de consulter son pédiatre et de discuter du problème avec lui. Vous pourriez également consulter les Services de santé mentale pour les enfants, les jeunes et les familles (Mental Health Services for Children, Youth and Families – MATC) pour obtenir des ressources et des services de soutien et de counseling continus. Vous pouvez joindre cet organisme en composant le numéro central de l'accueil au 204 958 9660.

Pour plus de renseignements, vous pouvez également appeler la Ligne Triple P pour les parents au 204 945 4777 ou sans frais au 1 877 945 4777.

–– Le site Zone des Parents du Manitoba tient à remercier Health Links – Info Santé et le programme Pratiques parentales positives de leur contribution à cette réponse.

Haut de page


2. Mon enfant de trois ans a vraiment peur du Père Noël. Chaque fois que nous allons au centre commercial et qu'elle voit le Père Noël qui se fait photographier avec d'autres enfants, elle se met à pleurer et elle veut rentrer à la maison. Elle ne veut rien savoir du Père Noël, ce qui fait que j'ai du mal à l'emmener faire des courses ou des achats. Que puis-je faire?

Beaucoup de jeunes enfants éprouvent des peurs à un moment ou à un autre. Ils peuvent, ainsi, avoir peur du noir, peur des monstres, peur d'être séparés de leurs parents, peur des animaux et peur des inconnus. En grandissant, ces peurs laissent graduellement place à d'autres, comme celles liées à l'acceptation sociale ou à la réussite scolaire. Aider les enfants à affronter ces peurs à mesure qu'elles se présentent les aide aussi à prendre confiance en eux-mêmes et à acquérir des compétences qui leur permettront de bien gérer de nouvelles situations.

Que l'on fête ou pas Noël, on peut avoir l'impression que le Père Noël est partout à cette époque de l'année.

La peur du Père Noël qu'éprouve votre enfant est sans doute juste une réaction de peur normale à son stade de développement devant un inconnu qui porte un costume, ce qu'elle n'a peut-être pas eu l'occasion de voir avant. Vous pouvez peut-être commencer par lui parler du Père Noël. Reconnaissez qu'il a l'air étrange dans son costume et confirmez-lui que c'est normal qu'elle ait eu peur, mais expliquez-lui que le Père Noël ne lui fera pas de mal. Encouragez-la à vous accompagner au centre commercial la prochaine fois que vous y allez et expliquez-lui ce qui va se passer une fois que vous y serez. Rassurez-la aussi en lui disant qu'elle ne sera pas obligée de s'asseoir sur ses genoux ou d'aller le voir. Planifier et préparer les enfants aide beaucoup à dissiper les peurs. N'oubliez pas de beaucoup la féliciter de tout effort qu'elle fait.

Certains enfants sont de nature anxieuse et inquiets dans bien des situations dès le départ. Si vous voyez que, même après avoir assuré à votre enfant qu'elle ne sera pas obligée d'aller voir le Père Noël, elle continue d'en avoir peur ou que d'autres peurs persistent ou vous empêchent l'une ou l'autre de profiter de la vie et des activités quotidiennes, il serait peut-être bon de consulter votre pédiatre pour savoir si elle souffre d'anxiété. Si tel est le cas, vous pourrez adopter des stratégies qui vous aideront, vous et votre enfant, à en venir à bout, avec pour résultat qu'elle sera plus heureuse et que votre vie de famille s'en ressentira.

–– Le site Zone des Parents du Manitoba tient à remercier Enfants en santé Manitoba de sa contribution à cette réponse.

Haut de page


3. Mon enfant ne veut pas aller s'asseoir sur les genoux du Père Noël et elle est très contrariée quand je l'emmène le voir au centre commercial. Nous aimerions vraiment faire une photo, mais ne savons pas comment faire pour qu'elle soit vraiment heureuse dans la photo.

C'est souvent un plaisir pour les parents d'emmener les enfants voir le Père Noël et pour ces derniers de grimper sur ses genoux. Cela tient même de la tradition pour les jeunes enfants. Si l'on observe ce qui se passe au stand photo du Père Noël au moment des Fêtes, on voit différentes attitudes de la part des enfants et des parents. Pour certains, ce moment mémorable est évidemment excitant et heureux. Mais certains enfants ne sont pas du tout heureux ou excités. En fait, ils ont peur et sont angoissés à l'idée de s'asseoir sur les genoux d'un inconnu. Pour les parents, il peut aussi être stressant d'essayer d'encourager un enfant malheureux à participer à quelque chose qu'il ne veut pas faire.

Si cette activité est importante pour vous en tant que parent, essayez de préparer votre enfant à l'avance en lui expliquant exactement ce qui va se passer. De cette façon, elle sera plus préparée à l'expérience, au lieu d'être surprise une fois sur place. Prenez soin de décrire ce qu'il portera et de montrer à votre enfant une photo du Père Noël, car il a une allure assez inhabituelle, si on ne l'a jamais vu avant. S'il est évident, une fois que vous êtes sur place, que votre enfant a toujours peur ou est toujours angoissée, contentez-vous d'observer avec elle ce qui se passe et dites-lui que ce n'est pas grave si elle n'est pas prête à participer. Rassurez-la et dites-lui que le Père Noël sait quand même qui elle est et qu'il passera la veille de Noël, même si elle n'est pas prête à aller s'asseoir sur ses genoux. Contrairement à d'autres peurs, comme la peur de nager, de monter à bicyclette, etc., celle d'aller sur les genoux du Père Noël ne la handicapera pas dans la vie si elle n'est pas surmontée. Il se peut même que l'an prochain à la même époque, votre enfant soit prête à monter sur les genoux du Père Noël.

–– Le site Zone des Parents du Manitoba tient à remercier Enfants en santé Manitoba de sa contribution à cette réponse.

Haut de page


4. Ma fille de neuf ans n'arrête pas de parler des inondations du printemps dans notre province. Elle a même eu quelques cauchemars à ce sujet. Qu'est-ce que je peux faire pour l'aider à surmonter ses craintes?

Les catastrophes naturelles, y compris les risques d'inondation, sont très stressantes pour tous les membres de la famille, en particulier pour les familles qui ont été délogées ou qui risquent de l'être. Les urgences comme les inondations peuvent perturber votre routine et même s'il est parfois difficile pour les enfants de comprendre vraiment les effets d'une inondation, ils réagissent à la tension dans leur environnement. Dans ces cas, il est important que les parents offrent tout le soutien nécessaire à leurs enfants et qu'ils essaient de faire en sorte qu'ils se sentent aussi en sécurité et protégés que possible. Les enfants s'adaptent généralement et la plupart se remettent des effets d'une inondation, surtout s'ils sont entourés d'adultes bienveillants qui leur apportent un soutien.

Pour obtenir d'autres conseils destinés à calmer les craintes de vos enfants, veuillez cliquer sur le lien Stress lié aux inondations.

–– Les responsables du site Zone des Parents du Manitoba tiennent à remercier Services à la famille et Consommation Manitoba de les avoir aidés à répondre à cette question.

Haut de page


5. Je me demandais si la Province proposait un service de consultations gratuites avec un conseiller familial. Je pense que cela pourrait aider notre famille.

La décision de faire appel à un service de counseling familial peut marquer le début d'un changement positif dans votre famille. Des services de counseling familial sont également proposés à titre gratuit à Winnipeg par New Directions for Children, Youth, Adults and Families (en anglais seulement) (téléphone : 786-7051, poste 5262), par le The Family Centre of Winnipeg (en anglais seulement) (téléphone : 947-1401) et par le Psychological Service Centre de l'Université du Manitoba (en anglais seulement) (téléphone : 474-9222). Il peut y avoir des listes d'attente pour accéder à ces services.

Si vous avez des questions ou des préoccupations au sujet de pratiques parentales ou concernant le comportement de vos enfants, vous pouvez aussi appeler la ligne Triple P pour les parents au 204 945-4777 ou sans frais au 1 877 945-4777 pour parler à un conseiller qualifié. Cette ligne peut s'avérer très utile où que vous soyez au Manitoba. Les conseillers sont disponibles du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h.

Si quelqu'un dans votre famille menace de se suicider ou de faire du mal à d'autres personnes, vous devriez immédiatement demander de l'aide en composant le 911 ou en allant aux urgences les plus proches pour parler à un professionnel de la santé mentale.

–– Le site Zone des Parents du Manitoba tient à remercier Enfants en santé Manitoba et le ministère des Services à la famille et du Travail de leur contribution à cette réponse.

Haut de page